Impératrice des Français

Joséphine de Beauharnais

1763-1814

Portrait de Joséphine de Beauharnais, impératrice des Français, coiffée de son diadème impérial et de sa parure de cour

Née aux Trois-Îlets en Martinique, veuve de la Terreur, maîtresse de Barras, elle épouse Napoléon Bonaparte en 1796 et devient impératrice des Français le 2 décembre 1804. Répudiée en 1809 pour raison dynastique, elle meurt à Malmaison en 1814, aimée de Napoléon jusqu'à Sainte-Hélène.

Origines martiniquaises

Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie naît aux Trois-Îlets, en Martinique, le 23 juin 1763, dans une plantation de canne à sucre à moitié ruinée. Le père, Joseph-Gaspard Tascher, est un gentilhomme créole affable et endetté, porté sur le rhum et peu sur les registres de comptes. La mère, Rose-Claire des Vergers de Sannois, est plus sévère et porte avec amertume le poids d'une fortune qui s'effrite. La petite Rose grandit entre les cases des esclaves, les odeurs de bagasse brûlée et les orages du soir qui crèvent le ciel au-dessus du Morne Aca. Elle parle créole avant le français, galope pieds nus, cueille des mangues. Elle est enjouée, un peu paresseuse, d'une beauté déjà remarquée — ce teint doré, ce sourire qu'elle dissimule derrière la main pour cacher des dents gâtées par les sucreries de l'habitation.

La tradition — rapportée par tous ses biographes, bien que la date et l'identité varient — veut qu'une devineresse lui ait prédit son destin dans sa jeunesse : « Tu seras malheureuse dans ton premier mariage, mais le second te donnera un rang au-delà de ce que tu peux imaginer. Tu seras plus que reine. » La fillette a ri. Joséphine, des décennies plus tard, le répétera à ses dames d'honneur — jamais sans sourire, mais jamais non plus avec incrédulité totale.

À seize ans, elle quitte la Martinique pour épouser le vicomte Alexandre de Beauharnais, jeune officier de noblesse créole à qui l'a promise son oncle, le chevalier de Tascher. Alexandre est beau, cultivé en apparence, amateur de salons philosophiques — et fondamentalement inconstant. Il part en Guadeloupe, abandonne sa femme, multiplie les liaisons et conteste même la légitimité d'Hortense. Rose obtient une séparation de biens en 1785, apprend à se débrouiller seule dans Paris avec deux enfants — Eugène, né en 1781, Hortense en 1783 — et une dot inexistante. Elle tient un petit salon, soigne ses relations, déploie ce charme nonchalant que la nécessité a aiguisé en arme.

La Révolution renverse tout. Alexandre de Beauharnais, élu député de la noblesse, embrasse les idées nouvelles et commande une armée. En 1794, dénoncé pour avoir levé le siège de Mayence, il monte sur l'échafaud le 23 juillet — deux jours avant la chute de Robespierre, cruelle ironie. Rose, enfermée au couvent des Carmes avec d'autres aristocrates, partage sa cellule avec Thérésia Cabarrus, future Mme Tallien, l'une des femmes les plus influentes du Directoire. On entend chaque matin la charrette dans la cour. Rose montre un sang-froid qui stupéfie les gardiens : elle plaisant, charme, se rend indispensable. Libérée après Thermidor, veuve à trente et un ans, sans argent mais avec un réseau, elle adopte le prénom de Joséphine — plus mystérieux que Rose — et entre dans le cercle de Barras, homme fort du Directoire, dont elle devient l'une des invitées favorites et, peut-être, un temps, la maîtresse. Survivre dans ce Paris convulsif de bals et de deuils : c'est l'art qu'elle a appris aux Carmes.

Les lettres d'Italie

En octobre 1795, dans le salon de Barras au Luxembourg, Joséphine croise un petit général corse aux yeux gris d'une intensité troublante. Napoléon Bonaparte — elle l'a peut-être déjà aperçu au lendemain du 13 Vendémiaire, quand il a canonné les royalistes sur les marches de Saint-Roch — lui fait la cour avec un empressement qui la déroute. Il a vingt-six ans, elle trente-deux ; il est impécunieux et obscur, elle a un nom, des relations, une aura de femme du monde. Il est ardent jusqu'à l'obsession ; elle est affable, distante, sans flamme. Elle hésite. Barras, qui veut s'attacher un militaire prometteur et se défaire d'une liaison encombrante, arrange l'affaire. Le mariage civil est célébré le 9 mars 1796, rue d'Antin, à dix heures du soir passées — presque en secret. Napoléon a triché sur son âge, se vieillissant d'un an ; Joséphine s'est rajeunie de quatre. Sur le registre, elle signe pour la première fois « Joséphine Bonaparte ». Quarante-huit heures plus tard, il part pour l'armée d'Italie.

Ce qu'il va accomplir en dix-huit mois dépasse l'entendement — Lodi, Arcole, Rivoli, la chute de Venise, le traité de Campo Formio. Et pendant ce temps, il écrit. Des lettres qui n'ont guère de précédents dans l'histoire épistolaire de la guerre : fiévreuses, obsessionnelles, parfois délirantres. En mars 1796, depuis le front piémontais : « Je ne passe pas un jour sans t'aimer ; je ne passe pas une nuit sans te serrer dans mes bras. Je ne prends pas une tasse de thé sans maudire la gloire et l'ambition qui me tiennent éloigné de l'âme de ma vie. » En avril, alors qu'elle tarde à répondre : « Douce et incomparable Joséphine, quel étrange effet tu fais sur mon cœur ! Tu pars, je souffre ; tu reviens, je jouis encore. » Les historiens ont compté plus de deux cents lettres sur la seule campagne d'Italie. Elles constituent l'un des corpus épistolaires amoureux les plus intenses du XVIIIe siècle.

Joséphine lit ces lettres avec l'attendrissement distrait des femmes qui savent qu'elles sont adorées mais ne savent pas encore si elles aiment. Elle répond avec retard, des mots aimables et tièdes qui rendent Napoléon fou d'impatience. Car la vérité, c'est qu'à Paris, elle s'affiche avec Hippolyte Charles, capitaine de cavalerie à l'uniforme soigné et au rire facile — l'exact opposé de Bonaparte. Charles accompagne même Joséphine lorsqu'elle daigne rejoindre son mari à Milan, en juillet 1796, après des mois de refus. Les lettres de Napoléon changent alors de ton : la supplication laisse place à une amertume nouvelle. La rumeur a traversé les Alpes.

En 1798, il part pour l'Égypte sans qu'elle l'accompagne. La liaison avec Charles reprend à peine son mari a-t-il quitté Toulon. Quand Bonaparte rentre en catastrophe en octobre 1799 — abandonnant son armée sur le Nil, convaincu que la République s'effondre —, il sait tout. Il arrive rue de la Victoire. La porte est fermée. Ses meubles sont dans l'escalier. La crise est terrible : il refuse de la voir, envisage le divorce, parle d'elle avec une froideur qui fait frémir ses aides de camp. Eugène, dix-huit ans, se jette à ses genoux en suppliant. Hortense sanglote derrière la porte. Joséphine pleure toute la nuit, s'effondre, implore. Il cède. Mais comme il l'avait pressenti — et comme elle le sentait confusément —, quelque chose est brisé. Les lettres d'Italie n'auront pas de suite. Ce chapitre-là est fermé.

La femme du Premier Consul

Le 18 Brumaire, Joséphine reste en retrait. C'est le coup d'État de Napoléon, de Lucien et de Sieyès ; pas le sien. Mais dans les semaines qui suivent, dans l'ombre des salons, elle joue un rôle que les historiens ont longtemps sous-estimé : c'est elle qui reçoit les anciens nobles revenus d'émigration, elle qui rassure les femmes du Faubourg Saint-Germain, elle qui établit le pont entre l'Ancien Régime et le pouvoir nouveau. Elle est le visage humain d'un régime encore perçu comme militaire et brutal. Son carnet d'adresses, ses amitiés dans tous les camps, valent à Napoléon une légitimité sociale qu'il ne pourrait acheter à aucun prix.

Quand Bonaparte s'installe aux Tuileries en février 1800, la scène est célèbre. Parcourant les appartements royaux en tenant Joséphine par le bras, il lui dit en riant : « Petite bourgeoise, cette nuit nous dormirons dans le lit des rois. » Elle répond, souriante et pince-sans-rire : « Seul, mon ami, sauf votre respect. » Les Tuileries sont immenses, froides, hantées par les fantômes de Louis XVI. Joséphine, qui aime les intérieurs à taille humaine, les jardinières et les sofas, supporte mal ce palais. Elle réaménage ses appartements avec les meilleurs ébénistes de l'Empire — Jacob-Desmalter, Percier, Fontaine —, transforme les galeries en lieux habitables, fait venir des fleurs à chaque réception.

Mais son vrai royaume reste Malmaison, achetée en avril 1799 pour 325 000 francs — une somme qu'elle n'avait pas, pendant l'expédition d'Égypte, à l'insu de Napoléon. La lettre de sa découverte est sèche : « Comment as-tu pu dépenser une pareille somme ? » Elle ne répond pas vraiment. Elle aménage et embellit sans relâche : serres chauffées où poussent des bananiers, des roses de Perse, des lys de Java, des mimosas d'Australie ; une roseraie qui finira par compter deux cent cinquante variétés recensées. Elle commande à Pierre-Joseph Redouté, le « Raphaël des fleurs », une série de dessins de ses roses les plus rares — les planches qui en résulteront, publiées entre 1817 et 1824 sous le titre Les Roses, resteront la référence absolue de la botanique ornementale pour deux siècles. Joséphine finance tout cela de sa poche. Ses dettes en 1802 dépassent un million de livres ; en 1807, elles frôlent les deux millions. Napoléon paie, gronde, puis paie encore. Elle commande vingt robes là où dix suffiraient, des châles de cachemire à douze mille francs pièce, des parures de diamants entre deux campagnes.

Ce que l'argent ne peut pas acheter, c'est la paix avec le clan Bonaparte. Les frères — Joseph Bonaparte, Lucien, Louis — la tolèrent à des degrés divers. Leur père, Charles Bonaparte, était mort à Montpellier en 1785, avant la Révolution et bien avant les Tuileries ; seule Letizia incarnait encore la racine corse au quotidien. Lucien l'a en horreur et le dit. Les sœurs sont implacables : Élisa la trouve prétentieuse, Pauline ne supporte pas d'être éclipsée dans un salon, Caroline — la plus redoutable — travaille méthodiquement depuis des années à sa chute. Letizia, la mère, n'est jamais venue à son mariage civil et appelle Joséphine « cette femme » dans l'intimité. Elles lui reprochent tout : son âge (elle a six ans de plus que Napoléon), ses dépenses, ses anciens amants, et par-dessus tout son absence d'héritier. Car la question du divorce est posée dès 1803. Napoléon y songe, en parle à Cambacérès, laisse le sujet flotter. Joséphine l'apprend, panique, consulte des astrologues, prie. Elle joue sa seule carte disponible : être irremplaçable. « Tu es fait pour gouverner les hommes », dit-elle à Napoléon dans une formule rapportée par sa dame d'honneur Claire de Rémusat. « Moi, je suis faite pour te protéger des femmes. » Pour l'instant, il garde Joséphine.

Impératrice des Français

Le 2 décembre 1804, en la cathédrale Notre-Dame, Napoléon se couronne lui-même, puis pose la couronne impériale sur la tête de Joséphine. Jacques-Louis David fixe la scène sur une toile de neuf mètres soixante-dix : elle s'agenouille, les mains jointes, le regard baissé, tandis que l'Empereur lève les bras au-dessus d'elle. Les sœurs impériales tiennent son manteau de velours pourpre — vingt-deux mètres brodés d'abeilles d'or. La chronique de Claire de Rémusat, dame d'honneur et témoin direct, raconte que trois d'entre elles laissèrent choir le manteau pour la faire tituber. Napoléon les foudroya d'un regard ; elles reprirent le tissu sans un mot. Joséphine, elle, ne cilla pas. À Hortense, après la cérémonie, elle murmura : « Si seulement nos amies de la Martinique pouvaient me voir ! » Il y avait dans ce murmure toute la distance parcourue depuis la plantation créole.

Joséphine règne sur la cour avec un art que ni Caroline ni Élisa ne lui pardonneront jamais. Elle lance les modes que l'Europe copie : robes à l'antique en mousseline de soie, châles de cachemire importés d'Orient, coiffures inspirées des camées romains. Elle protège les artistes — Gérard, Prud'hon, Isabey reçoivent commandes et recommandations —, exerce un mécénat discret mais efficace. À Malmaison, les serres regorgent de cinq cents espèces végétales venues du monde entier ; des kangourous et des émeus se promènent dans le parc, cadeaux des naturalistes des expéditions napoléoniennes. Ses réceptions rivalisent d'élégance avec celles des Tuileries. Ses dettes, elle, rivalisent avec le budget de certaines armées.

Mais le drame approche, sourdement. En décembre 1806, Éléonore Denuelle de La Plaigne — jeune femme recommandée par Caroline Murat, dans ce qui ressemble à un piège savamment monté — accouche d'un fils de Napoléon : Léon. La conclusion s'impose à la cour tout entière : si l'Empereur peut avoir un enfant, c'est Joséphine qui est stérile. Napoléon le sait. Il continue d'aimer sa femme — d'un amour usé, devenu habitude — mais la question dynastique a désormais une réponse. Fouché, en 1807, aborde le sujet directement lors d'une promenade dans les jardins de Fontainebleau : il faut divorcer, l'intérêt de l'État le commande. Joséphine l'envoie au diable. Napoléon apprend la démarche et réprimande son ministre, mais la machine est en marche et tout le monde le sait.

La défaite de Wagram, en juillet 1809, précipite les choses. L'Autriche vaincue cherche à stabiliser la paix par un mariage dynastique. Metternich sait qu'une archiduchesse dans le lit de l'Empereur vaut mieux qu'un traité. Napoléon dit à son secrétaire Méneval : « Je sacrifie mes sentiments au bien de la France. » Le soir du 30 novembre 1809, il convoque Joséphine dans son cabinet aux Tuileries et lui annonce sa décision. Elle s'effondre. On la porte à sa chambre, évanouie dans le corridor. Napoléon descend, la prend dans ses bras, la relève. Les témoins sortent. Ce que se disent ces deux-là cette nuit-là reste entre eux pour toujours.

Le 15 décembre, dans le grand salon des Tuileries, ils lisent à tour de rôle leur consentement à l'annulation du mariage religieux. Napoléon lit d'une voix ferme ; Joséphine lit d'une voix brisée, s'arrête, reprend. « Je dis que... comblée de ses bienfaits... je lui donne la plus grande preuve d'attachement et de dévouement que jamais femme ait pu donner à son mari. » On entend les reniflers dans la salle. Ney pleure. Berthier regarde ses pieds. Napoléon pleure aussi. Elle conserve son titre d'impératrice, Malmaison, le château de Navarre en Normandie, une dotation de trois millions de francs annuels. Elle écrit à son fils Eugène : « Je suis brisée. Mais brisée sans honte. »

Dernières années

Retirée à Malmaison, Joséphine ne sombre pas dans l'aigreur — c'est peut-être sa plus grande victoire. Elle entretient une cour restreinte mais fidèle : Eugène, Hortense, les intimes de toujours, quelques dames d'honneur. Napoléon lui rend visite régulièrement, parfois à cheval et sans escorte, entrant par la petite grille du jardin. Les domestiques s'éclipsent. Ils se promènent dans la roseraie. Ce que ces deux-là se disent lors de ces promenades, nul ne l'a consigné avec précision. Claire de Rémusat, qui n'y était plus, a noté plus tard que Napoléon semblait, dans ces moments-là, retrouver quelque chose qu'il n'avait nulle part ailleurs : une ancienneté, une intimité sans protocole. Il lui écrit de Vienne après Wagram, de Moscou pendant la campagne de Russie — des lettres brèves, informatives, presque conjugales dans leur banalité.

Elle se consacre plus que jamais à ses passions. La roseraie de Malmaison atteint sa pleine gloire sous la direction du jardinier Ventenat puis du botaniste Bonpland — le compagnon d'Humboldt, que Joséphine a ramené de ses voyages. Elle finance de sa poche des expéditions botaniques, fait acclimater des espèces rares sous les frimas de l'Île-de-France : des dahlias mexicains, des camélias du Japon, des magnolias de Louisiane. Sa collection de peintures hollandaises et flamandes s'enrichit ; elle achète à Londres, à Amsterdam, par l'intermédiaire de marchands que les guerres n'arrêtent pas. En 1813, avec l'Empire qui chancelle, ses dettes atteignent encore deux millions. Elle mourra en les laissant à ses enfants.

Les nouvelles de Russie, puis de la campagne d'Allemagne, puis de l'invasion, parviennent à Malmaison filtrées, édulcorées, mais Joséphine en comprend la teneur. En mars 1814, les coalisés approchent de Paris. Elle refuse de fuir. Le 29, le tsar Alexandre Ier — qui la connaît de réputation depuis des années et lui témoigne une curiosité presque respectueuse — se rend à Malmaison. Elle lui fait visiter les serres, lui montre les roses importées de Perse, lui explique les variétés. Le tsar, dit-on, en fut sincèrement touché : « Madame, je viens vous rendre hommage. » Le 24 mai, elle invite à dîner Alexandre et le roi de Prusse, dans ce même jardin qu'elle a mis quinze ans à construire. Elle est gaie, précisent les témoins. Presque légère.

Trois jours plus tard, prise de fièvre, elle s'alite. Une angine diphtérique, probablement — les médecins de l'époque ne distinguaient pas bien. Les saignées ne font qu'affaiblir ce qui reste. Elle meurt le 29 mai 1814, à cinquante et un ans, entourée d'Hortense et d'Eugène. Napoléon, à l'île d'Elbe, apprend la nouvelle huit jours plus tard. Ses proches décrivent un homme prostré, enfermé dans sa chambre pendant deux jours. À Las Cases, à Sainte-Hélène, il dit : « Joséphine était la femme de ma vie. Elle avait un charme naturel, une douceur d'âme que j'ai rarement trouvée. Elle m'aimait, moi — pas l'Empereur. » Ce n'est pas tout à fait exact, mais c'est ce qu'il a fini par croire. Ce qui est vrai, c'est que parmi tous les noms que les témoins lui entendent prononcer à Sainte-HélèneWagram, Austerlitz, l'Égypte, le roi de Rome —, un seul revient avec une inflexion particulière. Joséphine. Elle repose à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Rueil-Malmaison, sous une dalle de marbre blanc, les mains jointes comme le jour du sacre. Les bonapartistes viennent fleurir sa tombe longtemps après la fin de l'Empire — pas pour l'impératrice, mais pour la femme.

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