Maréchal d'Empire, comte puis duc de Grand-Fayt

Dominique-Catherine de Pérignon

1754-1818

Dominique-Catherine de Pérignon, maréchal d'Empire, portrait en uniforme

Gentilhomme gascon, il sert dans les gardes du roi puis embrasse la Révolution — victoires dans les Pyrénées orientales, capture et captivité en Espagne. Maréchal d'Empire en 1804, sénateur, il ne commande plus en campagne après des blessures et l'âge ; il meurt en 1818, figure honorable du premier tableau des maréchaux créés par Napoléon.

Les Pyrénées — victoires sur le front espagnol révolutionnaire

Pérignon incarne la noblesse militaire convertie aux idées nouvelles sans perdre le sens du commandement. Sur le front des Pyrénées orientales, il bat les Espagnols à Boulou, à la Sierra Negra, contribue à la prise de Rosas et de Collioure — campagnes ingrates, montagne, fièvre, logistique infernale. En 1794, fait prisonnier, il endure la captivité avec la dignité d'un officier de l'Ancien Régime devenu soldat de la République.

Libéré, il gravit les grades ; Bonaparte, en montant au pouvoir, a besoin de généraux dont la légitimité traverse 1789 sans cassure. Pérignon entre au Sénat consulaire puis impérial — passage du feu au marbre des palais.

Maréchal de 1804 — l'honneur sans la campagne

Le 19 mai 1804, Pérignon est nommé maréchal d'Empire — geste de reconnaissance pour les services révolutionnaires plus que promesse de nouveaux commandements actifs. Blessé, âgé, il siège, conseille parfois, ne partage pas les fatigues d'Iéna ou d'Eylau. Cette marginalisation volontaire n'est pas une disgrâce : c'est la retraite d'un combattant que le corps ne suit plus au galop.

Sous les Restaurations, il conserve des titres, des pensions, une réputation sans tache majeure. Il meurt le 25 décembre 1818 à Paris — Noël d'un maréchal dont le nom demeure attaché aux Pyrénées plus qu'à Moscou.

Postérité discrète

Pérignon ne figure pas dans les romans de cape et d'épée napoléoniens ; les écoles militaires citent surtout ses campagnes de 1793-1795. Pour Empire Napoléon, il représente le maillon entre l'armée royale et l'armée nationale — la continuité française sous des drapeaux qui changent.

Épilogue

Sa carrière rappelle que le titre de maréchal, sous Napoléon, pouvait récompenser une vie entière de service frontalier autant qu'une seule journée de plaine illuminée par les boulets.

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