Bataille Victoire française

Marengo

14 juin 1800 · Spinetta Marengo, Piémont

Bataille perdue jusqu'à cinq heures du soir, gagnée à six par le retour de Desaix et la charge de Kellermann. Marengo fonde la légitimité du régime né de Brumaire.

Forces en présence

Issue : Victoire française décisive

République française

  • Bonaparte
  • Desaix
  • Kellermann fils
  • Victor
  • Lannes

~28 000 hommes

Pertes : ~7 000 hommes, dont Desaix

Autriche

  • Mélas
  • Zach

~31 000 hommes

Pertes : ~9 500 hommes

Coordonnées de la bataille

Marengo

Coordonnées 44.883°, 8.664°

Le site aujourd’hui — Marengo

Récit de la bataille

Contexte

Premier consul depuis sept mois, Bonaparte a besoin d'une victoire pour asseoir un pouvoir né d'un coup d'État. Il franchit le Grand-Saint-Bernard en mai 1800 avec l'armée de réserve et surgit sur les arrières de Mélas, qui assiégeait Gênes. Persuadé que les Autrichiens fuient, il disperse ses forces pour leur couper toutes les routes.

Forces en présence

France : environ 28 000 hommes présents en début de journée, une partie des corps étant détachée au loin.

Autriche : environ 31 000 hommes et une artillerie très supérieure, sous le vieux général Mélas.

Déroulement

Le 14 juin au matin, c'est Mélas qui attaque, et la surprise est totale. Les divisions Victor et Lannes reculent pied à pied pendant six heures ; à quinze heures, l'armée française est repoussée de cinq kilomètres et Mélas, blessé et épuisé, laisse la poursuite à son chef d'état-major et rentre à Alexandrie annoncer la victoire.

La division Desaix, rappelée en hâte, arrive vers dix-sept heures. Desaix jette la fameuse phrase sur une bataille perdue mais qu'il reste le temps d'en gagner une autre, attaque de front, et tombe dès les premières minutes. Au même moment, Kellermann fils charge le flanc de la colonne autrichienne avec quatre cents cuirassiers. En une heure, tout est renversé.

Conséquences

Mélas signe dès le lendemain la convention d'Alexandrie et évacue l'Italie du Nord. Politiquement, tout en dépendait : la victoire consolide le Consulat et ouvre la voie à la paix de Lunéville. Le premier bulletin sera réécrit trois fois pour donner à la journée l'allure d'un plan préparé — l'un des exemples les plus nets de la fabrication napoléonienne du récit.

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