Marengo et Hohenlinden
Le Premier Consul a besoin de la paix pour asseoir un régime né d'un coup d'État. Il l'obtient par les armes : le 14 juin 1800, à Marengo, une bataille perdue jusqu'à cinq heures du soir est retournée par l'arrivée de Desaix — qui y laisse la vie — et la charge de Kellermann. Le 3 décembre, Moreau écrase les Autrichiens à Hohenlinden et marche sur Vienne.
Le traité
Signé à Lunéville par Joseph Bonaparte et le comte de Cobenzl, le traité confirme Campo-Formio et l'aggrave : le Rhin devient la frontière de la France, l'Autriche reconnaît les républiques batave, helvétique, cisalpine et ligurienne, toutes placées dans l'orbite française. François II signe non seulement pour lui, mais au nom du Saint-Empire.
Une Europe continentale pacifiée
La deuxième coalition est morte : l'Angleterre reste seule en guerre et devra traiter à son tour à Amiens. À l'intérieur, la paix vaut au Consulat un capital politique immense, qui rend possibles le Concordat, le Code civil et, dix-huit mois plus tard, le Consulat à vie.
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