Secrétaire particulier de Napoléon

Claude-François de Méneval

1778-1850

Claude-François de Méneval

Secrétaire particulier de Napoléon de 1802 à 1813. Rédige la correspondance privée, suit l'Empereur en campagne. Auteur de Mémoires pour servir à l'histoire de Napoléon Ier.

Au service du Premier Consul

Claude-François de Méneval naît à Paris le 2 avril 1778. Issu d'une famille de la noblesse de robe, il entre au service de Joseph Bonaparte en 1800 comme secrétaire. En 1802, Joseph le recommande à son frère Napoléon. Méneval devient secrétaire particulier du Premier Consul — il remplace Bourrienne, tombé en disgrâce pour des malversations. Méneval est discret, travailleur, d'une fidélité absolue. Il rédige les lettres privées, les notes, les brouillons. Il dort dans une chambre attenante au cabinet de travail. Napoléon dicte à toute heure ; Méneval est toujours prêt.

En 1804, lors de la proclamation de l'Empire, Méneval conserve sa place. Il suit Napoléon à Austerlitz, Iéna, Eylau. Pendant les campagnes, son bureau est une tente ou une chambre d'auberge. Il transcrit les ordres, rédige les bulletins avec Maret, garde les archives personnelles. Méneval connaît tout : les projets de divorce avec Joséphine, les lettres à Marie-Louise, les colères contre les ministres. Il ne trahit jamais. « Méneval était la discrétion même », dira Napoléon à Sainte-Hélène.

Dans le cabinet impérial (1806-1812)

De 1806 à 1812, Méneval accompagne Napoléon à chaque campagne. Il est à Iéna, à Eylau, à Friedland. En 1807, à Tilsit, il transcrit les instructions secrètes pour les négociations avec le tsar Alexandre. En 1809, pendant la campagne d'Autriche, il rédige les bulletins de Wagram dans une ferme improvisée. Le rythme est infernal : l'Empereur dicte parfois jusqu'à l'aube ; Méneval doit être disponible à toute heure. Il travaille en binôme avec Maret, secrétaire d'État, qui s'occupe des actes officiels tandis que Méneval gère la correspondance privée et les notes personnelles. Les deux hommes se complètent sans jamais se marcher sur les pieds.

Méneval assiste aux moments les plus intimes du règne. En 1809, lors du divorce avec Joséphine, il rédige les lettres que Napoléon adresse à l'Impératrice déchue. En 1810, il prépare les missives à Marie-Louise d'Autriche — des lettres d'amour dictées par un homme pressé, que Méneval doit mettre en forme. Après le mariage, il devient l'un des rares à pénétrer l'appartement privé. Napoléon le fait baron de l'Empire en 1810. La récompense est discrète, à l'image de l'homme : pas de fracas, simplement la reconnaissance d'une fidélité sans faille. Méneval ne cherche ni faveurs ni intrigue. Il sert.

En 1811, à la naissance du roi de Rome, Méneval rédige les dépêches annonçant l'événement à l'Europe. Il voit Napoléon père — un empereur attendri, presque vulnérable. La campagne de Russie se profile. Méneval prépare les dossiers, classe les archives, emballe le nécessaire. Il ignore encore que cette expédition signera la fin de son service auprès du maître. Jusque-là, il a traversé quinze campagnes sans faillir. Les nuits blanches, les routes interminables, les tentes glaciales : tout cela fait partie du métier. « Mon secrétaire ne dort jamais », disait Napoléon en plaisantant. Méneval, lui, ne se plaint jamais.

La campagne de Russie et la disgrâce

En 1812, Méneval suit Napoléon en Russie. Il traverse le Niémen, assiste à la Moskova, entre dans Moscou. Pendant la retraite, il garde les papiers, les coffres. À la Bérézina, il perd une partie des archives dans la débâcle. Épuisé, malade, il doit quitter l'Empereur. En 1813, Napoléon le remplace par le baron Fain — Méneval est nommé secrétaire des commandements de l'Impératrice Marie-Louise. Une promotion qui signifie l'éloignement du cœur du pouvoir.

En 1814, Méneval accompagne Marie-Louise à Blois lors de la chute de l'Empire. Il reste fidèle à l'Impératrice pendant les Cent-Jours. Après Waterloo, il se retire et rédige ses Mémoires — publiés après sa mort — qui constituent une source précieuse sur la vie privée de Napoléon. Il meurt à Paris le 18 juin 1850. Ses écrits ont inspiré des générations d'historiens : Méneval avait vu l'Empereur sans uniforme, sans masque, dans l'intimité des nuits de campagne et des matins de décision.

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