Événement

Paix d'Amiens

25 mars 1802

Consulat (1799-1804)

La paix d'Amiens met un terme temporaire aux hostilités avec le Royaume-Uni. Napoléon préserve ses conquêtes. Cette trêve fragile ne durera qu'un peu plus d'un an avant la reprise de la guerre.

Une paix que personne ne croit durable

Après Lunéville, l'Angleterre est isolée sur le continent ; le ministère Addington, las d'une guerre de neuf ans, ouvre les négociations. Signé par Joseph Bonaparte et lord Cornwallis, le traité rend à la France et à ses alliés presque toutes les colonies conquises : Le Cap aux Bataves, la Martinique et la Guadeloupe à la France ; Londres ne garde que Trinité et Ceylan.

Les clauses que rien n'oblige

L'Angleterre doit évacuer Malte, la France le royaume de Naples et les États pontificaux. Aucune clause commerciale : Bonaparte refuse d'ouvrir le marché continental aux manufactures anglaises, et le tarif protectionniste reste en vigueur. La paix laisse donc intacte la vraie cause de la guerre.

Quatorze mois

Des milliers d'Anglais se précipitent à Paris pour voir le Premier Consul. Mais celui-ci annexe le Piémont, se fait président de la République italienne, envoie Sébastiani reconnaître l'Égypte ; Londres refuse alors d'évacuer Malte. La guerre reprend le 18 mai 1803 et ne s'arrêtera plus qu'en 1814 : Amiens restera la seule interruption complète de vingt-deux ans de conflit.

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