Duc d'Istrie, colonel général de la cavalerie de la Garde impériale. Tué par un boulet à Rippach, en Saxe, le 1er mai 1813. Un des favoris de Napoléon.
Colonel général de la Garde
Jean-Baptiste Bessières naît à Prayssac, dans le Lot, le 6 août 1768. Soldat en 1792, il sert sous Bonaparte en Italie et en Égypte. À Acre, il est blessé. À Aboukir, il charge avec Murat à la tête des guides. En 1804, Napoléon le nomme maréchal et colonel général de la cavalerie de la Garde impériale — les chasseurs à cheval et les grenadiers à cheval. Bessières incarne l'idéal du soldat : brave, discret, fidèle, sans ambition politique. Il commande la cavalerie de la Garde à Austerlitz, Iéna, Eylau — où ses charges contribuent à stabiliser le front —, Friedland. Duc d'Istrie en 1809. En Espagne, il bat les Espagnols à Medina de Rioseco. En 1812, il couvre le flanc lors de la campagne de Russie ; ses escadrons ne sont engagés qu'avec parcimonie — l'Empereur préserve sa réserve.
Rippach — La mort du « Bayard de la Garde »
Le 1er mai 1813, la Grande Armée se prépare à affronter les coalisés à Lützen. Bessières effectue une reconnaissance près du village de Rippach, en Saxe. Un boulet perdu — ou un tir isolé — le frappe à la poitrine. Il meurt sur le coup. Il a quarante-quatre ans. La nouvelle atteint Napoléon au bivouac. L'Empereur, qui pleure rarement, fond en larmes. Il dicte à Berthier : « Bessières a vécu comme Bayard, il est mort comme Turenne. » Le bulletin de la Grande Armée annonce la perte en des termes funèbres. Les officiers de la Garde portent le deuil.
Sa mort survient au pire moment. La campagne d'Allemagne de 1813 sera marquée par des batailles indécises — Lützen, Bautzen, Leipzig. Bessières eût été précieux pour coordonner la cavalerie et soutenir les corps d'armée. Napoléon ne lui trouve pas de successeur égal. Le maréchal avait su rester dans l'ombre tout en étant indispensable : type rare parmi les maréchaux d'Empire, dont beaucoup briguaient gloire et titres. Bessières, lui, ne demandait qu'à servir.
Italie, Égypte et l'ombre de Napoléon
Bessières entre dans l'histoire napoléonienne en 1796. Sous-lieutenant dans les guides de Bonaparte, il suit le général en Italie puis en Égypte. À Acre, en 1799, il est blessé lors des assauts contre les murailles défendues par les Turcs et les Anglais de Sidney Smith. À Aboukir, il charge avec Murat à la tête des guides — une des charges de cavalerie les plus fameuses des guerres révolutionnaires. Bonaparte le remarque : discret, brave, sans jalousie envers les autres officiers. En 1804, quand Napoléon constitue la Garde impériale, Bessières est le choix évident pour la cavalerie.
Le maréchal incarne un idéal rare : le soldat qui ne brigue ni titres ni commandements indépendants. Il reste dans l'ombre de l'Empereur, toujours à portée de main. À Eylau, en février 1807, ses escadrons chargent dans la neige pour colmater la brèche ouverte par les Russes ; la contre-attaque sauve un corps d'armée menacé d'encerclement. À Wagram, en 1809, il couvre les manœuvres de Masséna et Davout. Napoléon lui accorde une confiance totale — et Bessières la lui rend par une fidélité sans faille. Cette symbiose explique le choc de sa mort : à Rippach, l'Empereur perd plus qu'un lieutenant ; il perd un frère d'armes.
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