Bataille Défaite française

Siège de Saint-Jean-d'Acre

20 mars — 21 mai 1799 · Acre, Syrie ottomane

Deux mois de siège, huit assauts, un train d'artillerie capturé en mer et la peste dans les tranchées. Devant Acre, Bonaparte échoue pour la première fois de sa carrière.

Forces en présence

Issue : Échec français

République française

  • Bonaparte
  • Kléber
  • Lannes
  • Caffarelli
  • Bon

~13 000 hommes, sans artillerie de siège

Pertes : ~4 500 hommes, peste comprise

Empire ottoman · Royaume-Uni

  • Djezzar Pacha
  • Phélippeaux
  • Sidney Smith

garnison ottomane et deux vaisseaux britanniques

Pertes : plusieurs milliers

Coordonnées de la bataille

Siège de Saint-Jean-d'Acre

Coordonnées 32.9281°, 35.0818°

Le site aujourd’hui — Saint-Jean-d'Acre

Récit de la bataille

Contexte

La campagne de Syrie commence en février 1799 : il s'agit de devancer une offensive ottomane et, dans l'esprit de Bonaparte, d'ouvrir peut-être une route vers l'Inde. El-Arich, Gaza et Jaffa tombent. Acre commande la route de Damas et le littoral ; elle est tenue par Ahmed Djezzar, gouverneur ottoman réputé pour sa cruauté.

Forces en présence

France : environ 13 000 hommes, privés de leur artillerie de siège interceptée en mer.

Défenseurs : la garnison de Djezzar, ravitaillée par mer, et deux vaisseaux britanniques sous le commodore Sidney Smith.

Déroulement

La clé de l'échec tient en une capture. Dès le début du siège, Sidney Smith intercepte les navires qui transportaient l'artillerie lourde française le long de la côte : privée de ses pièces de siège, l'armée doit ouvrir la brèche avec des canons de campagne trop faibles, tandis que la place reçoit par mer vivres, munitions et renforts.

La défense est en outre organisée par Antoine Le Picard de Phélippeaux, officier émigré et ancien condisciple de Bonaparte à Brienne. Huit assauts se succèdent entre le 28 mars et le 10 mai ; les grenadiers atteignent plusieurs fois la brèche et sont rejetés. Caffarelli et Bon y meurent, Lannes est blessé, la peste circule dans les tranchées.

Conséquences

Le siège est levé le 21 mai et l'armée entame vers l'Égypte une retraite terrible, sous la chaleur, avec ses malades. Bonaparte en gardera un regret formulé plusieurs fois : cette bicoque, dira-t-il, a changé le destin du monde. Trois mois plus tard, il s'embarque secrètement pour la France, laissant son armée à Kléber.

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