Maréchal d'Empire, duc de Dantzig

François Joseph Lefebvre

1755-1820

François Joseph Lefebvre

Duc de Dantzig, maréchal d'Empire. Premier maréchal à recevoir un titre ducal pour une victoire (siège de Dantzig, 1807). Époux de « Madame Sans-Gêne ». Héros du 18 Brumaire.

Des Gardes-Françaises au duc de Dantzig

François Joseph Lefebvre naît à Rouffach, en Alsace, le 25 octobre 1755. Fils d'un sergent de ville, il s'engage dans les Gardes-Françaises en 1773. En 1783, il épouse Catherine Hubscher, blanchisseuse — la future « Madame Sans-Gêne » de la pièce de Sardou. La Révolution accélère sa carrière : général de division en 1794, il combat sur le Rhin, à Fleurus, à Wissembourg. En 1798, il est gouverneur de Mayence. En 1799, le Directoire le nomme commandant de la 17e division militaire (Paris). Le 18 Brumaire, à la tête de vingt-cinq grenadiers, il pénètre dans la salle des Cinq-Cents, arrache Lucien Bonaparte aux députés hostiles et assure le succès du coup d'État. Napoléon ne l'oublie pas.

Maréchal en 1804 — l'un des deux maréchaux « honoraires » avec Kellermann —, Lefebvre participe aux campagnes. En 1807, il assiège Dantzig (19 mars - 24 mai). Sa formule devient célèbre : « Je n'entends rien à votre affaire, mais fichez-moi un trou et j'y passerai. » La ville capitule. Napoléon le fait duc de Dantzig sur le champ de bataille — premier maréchal à recevoir un titre ducal pour une victoire. En 1812, il commande la Vieille Garde à la Moskova. En 1814, il combat à Champaubert, Montmirail, Montereau.

Madame Sans-Gêne et les Cent-Jours

Lefebvre et sa femme Catherine — « Madame Sans-Gêne » — irritent parfois Napoléon par leurs manières frustes. L'ancienne blanchisseuse parle haut, rit fort, ne plie pas devant l'étiquette. Mais le maréchal reste loyal. En avril 1814, il assiste à l'abdication. Il se rallie aux Bourbons. Quand Napoléon débarque en mars 1815, Lefebvre le rejoint immédiatement. Il combat à Waterloo. Après la défaite, il est rayé de la pairie. Il meurt à Paris le 14 septembre 1820. Catherine lui survivra jusqu'en 1835. Le couple incarne une forme de fidélité populaire à l'Empire — le soldat sans prétention qui a tout donné à la Révolution et à Napoléon.

Dantzig et la Moskova — Le soldat de métier

Le siège de Dantzig, en 1807, offre à Lefebvre son heure de gloire. La ville, défendue par les Prussiens et les Russes, est réputée imprenable. Napoléon confie le blocus au maréchal. Lefebvre, qui n'a jamais conduit de siège, s'entoure d'ingénieurs et applique les leçons de Vauban. Quand les défenseurs construisent des ouvrages pour retarder l'assaut, il lance : « Je n'entends rien à votre affaire, mais fichez-moi un trou et j'y passerai. » Le 24 mai, après deux mois, Dantzig capitule. Napoléon le fait duc de Dantzig sur-le-champ — premier maréchal à recevoir un titre ducal pour une victoire.

En 1812, Lefebvre commande la Vieille Garde à la Moskova. Les grenadiers et chasseurs à pied ne sont pas engagés — l'Empereur les réserve pour le moment décisif. Mais leur simple présence à l'arrière rassure les troupes. Lefebvre, qui a soixante-sept ans, suit la retraite. En 1814, il combat à Champaubert, Montmirail, Montereau. Aux Cent-Jours, il rallie Napoléon sans hésiter et charge à Waterloo avec la Garde. Rayé de la pairie après la défaite, il meurt en 1820. Son parcours — des Gardes-Françaises au duc de Dantzig — incarne la méritocratie révolutionnaire : le soldat du rang devenu maréchal par le courage et la fidélité.

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