Maréchal d'Empire, comte Jourdan

Jean-Baptiste Jourdan

1762-1833

Jean-Baptiste Jourdan

Orphelin limousin, soldat de la Révolution, il remporte Fleurus en 1794 — journée qui sauve la République. Italie, catastrophe de Novi, puis retour : maréchal en 1804, commandement secondaire en Espagne, pair sous la Restauration. Les Cent-Jours le voient rallier Napoléon ; après Waterloo il vote la déchéance de l'Empereur au Champ-de-Mai. Mort en 1833, enterré aux Invalides.

Fleurus — 26 juin 1794

À Fleurus, Jourdan tient l'armée du Nord contre les coalisés ; la victoire n'est pas spectaculaire comme Austerlitz, mais elle est stratégique : elle empêche l'envahissement, elle consolide la République en danger. Ce jour-là forge le cœur de sa légitimité — tout le reste de sa carrière portera l'ombre portée de ce champ de betteraves et de canons.

Les années suivantes mêlent succès et revers ; en Italie, Novi lui inflige une défaite cuisante. Jourdan n'est pas invincible ; il est tenace.

Sous l'Empire — l'ombre du héros de 1794

Maréchal en 1804, Jourdan n'obtient pas le premier rôle dans la Grande Armée : Napoléon confie les éclats à d'autres. En Espagne, il sert avec une compétence solide sans effacer Soult ou Masséna. La jalousie des bulletins ne lui a jamais donné la vedette ; la fidélité aux ordres, si.

Sous la Restauration, il siège à la Chambre des pairs, défend parfois des positions libérales. Les Cent-Jours le ramènent brièvement dans le tourbillon : maréchal de l'Empereur revenu, il assiste à la déroute finale.

Waterloo et le vote du Champ-de-Mai

Après Waterloo, Jourdan préside une séance où la Chambre dépose Napoléon. L'historiographie bonapartiste lui en a voulu ; la logique institutionnelle d'un pair qui choisit la légalité parlementaire plutôt que l'aventure l'explique autrement. Il achève sa vie dans la respectabilité orléaniste, loin des barricades de sa jeunesse.

Mort le 23 novembre 1833 à Paris — parcours rare d'un maréchal ayant survécu à tous les régimes de 1789 à Louis-Philippe.

Synthèse

Jourdan incarne la République des frontières devenue maréchal d'un Empire qui ne lui doit pas sa gloire majeure — mais dont il porte sans faiblesse le titre.

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